1. Début de la polémique

Inégalité Homme/Femme au coeur du débat sur la burqa

~ Dans le débat sur la burqa que la problématique de l’égalité entre les sexes est souvent associée à celle de la dignité de la femme ; l’interdiction de la burqa restaurerait la dignité de la femme en rétablissant l’inégalité fondamentale dans laquelle la place ce vêtement. Argument qui passe bien vite sur ce que l’on identifiait plus haut comme le problème premier dans cette histoire, savoir : certaines femmes disent souhaiter porter la burqa. En fait, non seulement cette parole là est pour l’essentiel tue dans le débat, mais elle est aussi singulièrement dégradée par ceux qui l’évoquent. C’est ainsi que Mme Elisabeth Badinter interrogeait, lors de son audition devant la mission d’information parlementaire par les mots suivants : « qui pouvait penser [alors] que des femmes oseraient revendiquer de se promener dans cette tenue dans les villes françaises ? » -signifiant par là la nature fondamentalement transgressive et condamnable de la posture de ces femmes. Atteste encore cette dévalorisation systématique de toute revendication de libre arbitre de la part de femmes voilées la construction même des paragraphes du rapport rendu par la mission d’information parlementaire présidée par M. André Gérin sur ce point. Cherchant à résumer les échanges de la mission avec des femmes revendiquant le port choisi de la burqa, le rapport indique que le port du voile peut être motivé par « la recherche de pureté dans la pratique d’un culte plus austère ; en second lieu, la volonté de prendre ses distances avec une société jugée pervertie » -mais regroupe ces développements sous un intitulé au titre singulièrement plus désapprobateur, ou dévalorisant : « La revendication pleine et entière du port du voile intégral, une servitude volontaire » . De tels procédés opèrent deux choses : d’abord ils réduisent à une lecture unique toutes les significations possibles du voile ; ensuite ils expriment quelque chose comme une double discrimination soufferte par les femmes musulmanes. 

~Les conclusions de cette Commission, la nécessité ou non de faire une loi sur l’interdiction des signes religieux à l‘école ou encore la rédaction de cette loi ainsi que celle de la circulaire d’application ont été l’occasion de nombreux débats au sein de la société française.

~ Le modèle républicain français est le modèle assimilationniste. On utilise presque une dualité culturelle car il respose sur une double distinction. On distingue l'individu de la communauté à laquelle il appartient, c'est la reconnaissance de l'égalité de droit aux individus et non pas à des communautés. C'est donc la conception individuel de la société. La démocratie se fait individuellement. Pas de droits particuliers pour les communautés, même droit mais en tant qu'individus. La seconde distinctions est la sphére publique et la sphère privée. Dans la sphère publique l'individu est tenu de se conformé à la culuture du pays dans laquelle il vit autrement dit du pays d'accueil. C'est pas qu'on a mit en place la laïcité, il n'y a donc pas l'apparence d'appartenance religieuse. Mais par contre dans la sphère privée chaque individu est libre. Par exemple : Une femme musulmane peut très bien être habillé de façon normal dans la sphère public, et das la sphère privée peut porté le voile. La politique assimilationniste tolère la multi-culturalité dans la mesure ou celle-ci ne s'exercent que dans la sphère privée. C'est donc la coexistance de plusieurs cultures.

La loi du 15 mars 2004 a été publiée au journal officiel du 17 mars 2004

La loi du 15 mars 2004 encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics s’applique depuis la rentrée scolaire 2004.
Cette loi, caractérisée par sa brièveté et adoptée au terme d'un large débat de société, fixe que « le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse» sera interdit dans les écoles, les collèges et les lycées publics en France.

~ Le 22 juin 2009, Nicolas Sarkozy déclare que «La burqa n'est pas la bienvenue sur le territoire de la République», se met alors en place le début d'une longue polémique.

~ Le 2 avril 2010 : Arrestation d'une femme en burqa à Nantes 

 

 ~ Au Printemps, l'ancien maire de Vénissieux ( André Guérin ) donne l'alerte à l'augmentation des femmes portant la burqa en France dans les lieux publics. Il initie alors la mission parlementaire d'information sur le voile.

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